"Carnet de voyage 29 : post scriptum"

Je fais de la pseudo poesie, je me retrouve au milieu d'acharnées de broderie.
Je les ai regardé toute la soirée, me demandant comment une fille qui pourrait etre poete s'embete à manger avec une tricheuse, une cliqueuse de "copier coller"..??
J'ai essayé de parler beau, de bien me tenir, d'etre fiere..Mais elle etait plus forte que moi. Forcement, c'est une voleuse de vers..
Et pourtant..

Pourtant je suis a 685 commentaires, les plus merveilleux sont ceux de ma mere..une bloggeuse se fait presente pour m'aider à ecrire, les amis ne manquent pas de me lire..
Je ne suis pas Rimbaut, juste Nono..
Celle qui ecrit ses raisons d'etre, sans paraitre..
Celle qui retranscrit ce qu'elle voit, ce qu'elle entend, ce qu'elle lit..sans sarcasmes, sans mechanceté, sans drame..

Je pensais juste que la douceur des fils, la chaleur des filles, le lien commun qui unie, eviteraient le copier coller de la jalousie et l'enviosité en chaque femme ancrées....

Je voulais tout de même rassurée les brodeuses hier installées. Mesdames, votre compagnie vallaient tous les poemes du monde.Je ne sais pas les ecrire, je sais en parler et les aimer...


"Carnet de voyage 29 : post scriptum"
# Posté le jeudi 25 juin 2009 01:58

"Carnet de voyage 28 : Elle venait d'avoir 18 ans.."

"Carnet de voyage 28 : Elle venait d'avoir 18 ans.."
Le soleil est la depuis quelques jours, et elle aussi..
Il l'emmene tot le matin, travailler dans le jardin, elle le suit..
Elle est maquillée, coiffée, prete à rire, mais elle s'asseoit et pleure d'ennui..

Le soleil est la depuis quelques jours et moi aussi..
Et il m'a suffit d'un calin du matin pour me rejouir qu'elle était une mamie.
Prise au coeur par ce geste sans pudeur, malgré le temps, l'agacement qui entre nous avaient mis tant de longueur, grace à l'astre du bonheur, on s'invite à paillasser sur le sable de sa demeure..

Un appel et la voila toute belle!!
Presque une demi-heure pour refaire sa toilette, preparer ses vetements pour se rendre plus coquette.Meme sur le sable elle dit qu'elle doit avoir l'air d'etre "prete".
Elle pietinne, tourne en rond, se gomine et tout est bon!!
Madame ne s'est pas génée de sortir le decolleté mauve de l'été, le pantacourt blanc, et les chaussures compensées!!
A cet instant déjà, on sourit et on doute de l'age qu'elle a..

Serviette, maillot de bain et piplette.
Deux personnes avec une genération entre elle, mais ce n'est pas dans ce tissage là qu'elle s'emmele.
Elles preferent parler de leurs hommes, des tenues, des robes..
Elles ressentent avec une grande douceur cette chaleur dans l'air et ne comptent pas ses mots qui fuient comme un voleur..

Elle remet ses lunettes de soleil, comme on voit à la tété..c'est pas de son epoque mais ca lui plait.
Quand elle me parle, elle caresse le sable, fait des trous, comme si elle ne connaissait plus cette texture sur laquelle nos vetements on denoue.
Elle remue..sur le dos, assise, sur le ventre..Elle regarde la mer et m'avoue les joies et les peines, ses flous..
Des onomatopées qui sont bien à elle, pour acquicer ce que je dis, ou pour confirmer ce qu'elle pensait.
Et quand elle boit son galopin, à 17h, parce qu'il se fait soif, c'est pour montrer que jeune elle sait le rester.

Je n'avais pas fait cela depuis 12 ans..L'adolescence nous eloigne tant de ses moments.On pense bien souvent que les amis sont le meilleur adage pour aller de l'avant..et pourtant..
Surtout que quand on la regarde bien, elle a toujours 18 ans...


# Posté le jeudi 18 juin 2009 01:16
Modifié le jeudi 18 juin 2009 01:31

"Carnet de voyage 27 : mon vieux.."

Grisonnant, claudiquant, essouflé, ralant. Ennervé, agacant.
Fatigué, lassé, il continue d'etre dans le présent, juste en voguant.
Voila comment je le vois maintenant.

A t-il oublié ses entieres matinées dans le jardin, à ecouter chanter son chien?
At-il perdu l'usage propre de ses mains pour remettre sur roue le velo de son petit enfant?
Cesse t-il d'apprecier, apres son repas, de lire les nouvelles polycopiées d'un journal connu regionalement?

Et cette grosse voix qui nous impressionnait petit, et qui nous assome aujourd'hui, bien malheureusement..
Cette méchanceté en dehors, qui reflete un mal etre en dedans.

Lui l'arrogant, a t-il semé dans le vent de sa vie; l'esssentiel qui fait la maturité d'un fruit, le temps??
Crie t-il encore les nuits par la douleur que lui font ses tympans?
Aime t-il toujours son café servi a l'aube, dans son lit, chauffé tiedement?
A t-il zappé nos apres midi, le doigt sur la zapette, à supporter les hommes velocyclants, ou les joueurs, coureurs du ballon blanc?

Je ne connais plus cet homme qui a tant gardé les recoins de souvenirs d'un enfant.

Il est contraint par l'eloignement de ses enfants de remettre en question l'illusion qu'il se faisait d'etre un pere present, lui si trop souvent absent, si trop souvent pestant.
Les années passées, c'est son corps et sa tete qui l'embetent douloureusement.
Les nerfs lachent, les os craquent, et la surdité le rattrape.

Soigné, cheri pourtant.
Sa mémoire a mis tout cela en mode "vaquant".
Et bien que nous avons le même sang, il perd lentement ce qui lie un pere à ses enfants.

Il est vieux, triste et n'aime plus sa vie.
Peureux, resultat de ses chaveux gris.

Mais je ne connais plus cet homme qui m'acceuillait presque tous les samedis.

Bafouillant, criant il dit que c'est parcqu'il est mal qu'il nous fuit.
Et c'est quand il est partit, en nous ayant ennervé, qu'on se dit comme lui :
"maudit soit le fait de se sentir vieillissant"

a papy, fleur du bien, fleur du mal, fleur du temps...
# Posté le mercredi 17 juin 2009 01:22

"Carnet de voyage 26 : et s'il n'en restait qu'une..."

"Carnet de voyage 26 : et s'il n'en restait qu'une..."
Le jour J, et l'heure elle aussi était arrivée. Jusqu'à ce moment le temps ne semble pas forcement defiler. Et puis quand on s'y approche de tres pres, le grand saut des au-revoirs est fait.

Des vacances deja decidées il ya quelques mois passés, un rendez vous signé, impossible à annuler.
Et quand la relation des etres aimés est plutot passionnée, sinueuse et parfois essouflée, il est difficile de prevoir que c'est ensemble qu'ils passeront leurs congés.

A quelques instants du départ, la tension ne se montre pas rare. Les nerfs s'effritent, les reflexions s'agitent.
Lui s'en veut de la laisser là, de profiter d'un soleil qui pour elle serait un tel emoi..
Elle qui risque fort de s'ennuyer et qui le jalouse certainement d'un autre coté.
Eux, ils auraient voulu melanger leurs vetements dans la meme valise, fermer ensemble les portes et les volets et prendre la vie a leur guise.
Mais c'est seul qu'il partira, ou avec son ami qui l'acceuille la-bas.

Retrouvailles avant le bye bye.
Petit coup d'oeil furtif dans le sac du voyage..Des plis, des chiffons, des oublis.C'est bien un homme mon champion.
Et parce que meme sans moi j'aime le savoir beau, on ressort à 22H la table à repasser , les chemises et les maillots..
Bagage remodellé à la facon maitresse de maison, et des le dos tourné, elle lui laisse bien caché un mot de son prenom signé..

Pas chassés, et tourne en rond..clope café, le garcon monte en pression.L'heure s'approche et les bisous sur nos levres s'accrochent.
Yeux dans les yeux et dans le cou, legeres suscions..
Des sourires s'offrent à nos regards tristes.Des doigts se croisent comme pour se retenir..
Dernier appel à destination de l'espagne, porte de boulogne, compagnie balou et maxou, avec à son bord, surprises et rires.
Il faudra passer ces 17 jours eloignés, et les jours seule, les réinventer.
Ne pas penser que pendant les journées de soleil, c'est avec lui normalement qu"elles auraient été profitées.
Qu'à l'invitation de nos amis communs, c'est en celibataire que j'irais boire le petit verre de vin.
Laisser passer quelques instants de grandes solitudes et de silences, pour s'adapter à une autre sorte de vie.
Peut etre meme partir, comme lui, dans un ailleurs pour oublier l'ennui et l'envie.
Mais vivre c'est toujours trop court et il faut s'emerveiller..

Il n'en reste qu'une ici..mais elle compte bien mettre a profit ce qu"elle est vraiment, une independante qui vit de sa liberté et de ses tresors construits...

A toi mon beau shewi et à ton cher ami..
( c'est tout eux ces deux pleupleus!!)
# Posté le vendredi 12 juin 2009 01:37
Modifié le vendredi 12 juin 2009 01:50

"Carnet de voyage 25 : pas si verte que ca.."

"Carnet de voyage 25 : pas si verte que ca.."
La terre noire et poreuse parait un peu plus colorée que d'habitude.Elle s'est parée d'un manteau vert clair et blanc..elle se confond à l'herbe et renvoit la lumiere des feuilles fleurissantes des arbres de l'été.
En la regardant de plus pres, un air de fraicheur et de chanson me vient à l'esprit :"la terre nous offre ces tresors, ses mysteres, le bonheur ici bas n'a pas de prix.."
Et c'est bien cela qu'il en ressort de cette couleur blanchatre..Du bonheur par milliers.Par milliers de petits clochettes qui sonnent un mois de mai frais, ensoleillé, rempli de souhaits..
Un pan long d'un metre, d'une largeur de son tiers, est fleuri d'un muguet sauvage, pur : le fruit de la nature.

Voilà maintenant une semaine que s'ouvre au fil du temps les coeurs de ses brins, rythmés et bougeant au gres du vent.
Courbée, assise, voutée, penchée, pensive et agayée..des positions bien souples et une ame concentrée sont tentées pour embellir et rafraichir les differents coins de la maisonnée..le plus difficile est de s'arreter..bien trop eprise de cette odeur et de cette volupté pour stopper des gestes calmes et vifs, controlés dans une jolie lancée.
Plus la main et le bouquet s'etoffent, plus les racines s'efilochent.
Sous la suée du travail, par des rayons chauds, deshydratés, je me suis sentie quelques secondes comme une negresse, esclave dans des champs de coton, qui ramasse en courbant l'echine, de bien douces provisions.La tete baissée, et un procedé cadencé.
Et c'est par dizaine, et je minimise, que les fleurs avec nombreuses femmes se sont promises..Et tout autant de vases que leurs mines ne se sont pas faites grises.

J'ai fais le dernier bouquet ce vendredi 8 mai.De la fête du travail jusqu'à celle de la paix, la ceuillette du muguet m'appelait.
En compagnie de deux jeunes petites fées, j'ai ramassé les dernieres parcelles de bonheur dont je revais.
Pour elles, c'etait une facon de faire plaisir, de donner à leur mémé, absente durant la poussée.
Un peu gauche au depart, elles ont su tres rapidement imiter la femme "pseudo noire".La journée s'est ainsi terminée,sous queques etonnantes appreciations, comme "tu sais Noemie, j'aime beaucoup le muguet.Je trouve qu'il s'en degage une odeur tres delicate et en plus, c'est tres discret et frais"..Ceux sont les mots, vrai de vrai, d'une petit fille d'une dizaine d'années..Et puis tout en ramassant, elle cherche des nouvelles d'une femme qui était là avant "et Charline, elle va bien??Tu sais qu'elle vit pas tres loin de chez moi??Avec le petit filou!!!"
Je la revois, au même endroit, avec ces deux petites filles la, juste un peu moins agées.Et en comptant bien, c'est pas si lon ca apres tout..

Des sourires et souvenirs s'echangent, deux petites filles s'arrangent, c'est juste la vie qui de l'hiver, se venge..

PS : c'est le 25eme carnet, dans quelques mois je rentre dans ma vingt-cinquieme année, et j'ai parlé, sans faire attention, de bonheur et de muguet..Un peu superstisieuse je serais???
# Posté le samedi 09 mai 2009 12:26
Modifié le samedi 09 mai 2009 12:51